John est né à Liverpool, dans une famille de soldats de père en fils sur trois générations. Jeune homme talentueux, il aurait pu suivre n’importe quelles études et devenir probablement l’un des hommes les plus connus de son siècle. Mais c’était sans compter sur son impétuosité qui l'a toujours empêché de rester en place. Ses connaissances actuelles, il les doit à l’expérimentation sur le terrain et non aux longues heures d'études dans un bureau fermé. 

Par exemple, ses connaissances en chimie lui viennent de son grand-père maternel, Isaac Barrown, ancien professeur reconverti dans la production de Dry Gin à Plymouth. John avait l’habitude d’aller passer les vacances d’été chez eux et son grand-père le mettait toujours à contribution. La curiosité de John, combinée à la passion de son grand-père, lui permit d'apprendre rapidement ses rudiments en chimie.

Siskin

Il en fut de même pour sa maîtrise de l'italien qui lui vient de sa femme, Giusy Buscemi, d’origine italienne. Elle quitta son pays en juin 1926 suite à la mise en place de la dictature fasciste de Mussolini. Il l’épousa lors d’une belle journée d’hiver, en 1931. Giusy lui donna deux fils, Samuel et Graham. Une raison de plus pour John de se battre pour un monde libre influencé par l’Empire britannique.

Même s’il faut avouer que l’Angleterre ne se porte pas au mieux de sa forme en cette époque trouble. La perte récente d’une partie de l’Irlande et la crise économique de 1929 ont durement frappé le pays, mais il se remet tout doucement au début de la seconde guerre mondiale, grâce aux commandes de l’état concernant la défense et l’armement.

C’est en 1927 que John rejoignit l’armée dans la Royal Air Force. Ses premières expériences de vol dans l’escadron « No. 111 Squadron RAF » se firent dans un avion de modèle britannique, l’Armstrong Withwork Siskin, plus connu sous l’appellation de Siskin IIIA. Un chasseur biplan équipé d’un moteur Jaguar et de deux mitrailleuses 7.7mm. Un excellent avion de l’entre deux guerre. Ses premiers accrochages mineurs eurent lieu à bord de cet avion et lui permirent de démontrer son intelligence tactique non conventionnelle. Il eut également la chance de voler au canada pour tester l’appareil sous des conditions hivernales poussées.

Osborne John

Pour la plupart des officiers, les manières non conventionnelles de John n’avaient rien d’une qualité mais c’était sans compter sur le colonel Dudley Clarke. Ce colonel était de plus en plus persuadé qu’à l’ère moderne, ce n’était plus les grandes armées qui feraient la différence, mais des groupes d’hommes surentrainés et autonomes. Clarke créera d’ailleurs par la suite le premier corps des commandos britanniques. Remarqué par le colonel et à l'aide de son soutien, John monta très vite (trop vite ?) les échelons militaires. Ce qui fit naître des jalousies, de nombreux hommes souhaitaient que John se plante d’une manière ou d’une autre. Il n’est jamais bon d’avoir des ennemis sous son toit mais ce ne fut pas la faute du jeune homme.

Bien que chef d’escadrille aérienne, son nombre d’heures de vol est trop faible pour en faire un As. Le colonel Clarke l’a d’ailleurs plus formé à diriger des hommes au sol qu’en l’air. Malheureusement, il n’existe pas encore de corps d’armée adapté aux compétences hors normes de John et ses hommes.

Aujourd’hui âgé de 30 ans, John sert dans une unité spéciale sous le commandement de Clarke. Des hommes non rattachés à un régiment, employés de manière non conventionnelle, et en dehors des tactiques militaires classiques. John est un homme ingénieux et intrépide, avec comme doctrine « qui ose gagne ». Il a le contact facile et se soucie réellement des gens. Quand il est en mission, il pense agir pour une grande cause et pour la nation. Il accepte les sacrifices que cela pourrait entrainer…