Mon nom est Jovani Giovanni, fils d’un illustre inconnu provenant d’une petite ville du nom de Nahant, non loin de Boston. Je ne suis même pas sûr qu’on puisse qualifier Nahant de ville, contrairement à ce que les autochtones disent. Nahant est d’ailleurs pratiquement une île qui communique avec le continent par une étroite bande de terre. Oui, j’ai grandi dans l’un de ces nombreux trous perdus américains qui semblent rester coincés dans le siècle dernier. Pas d’électricité, pas de voiture à part pour les plus nantis et peu d’espoir excepté un dur labeur pour les jeunes générations. C’est pour ça que j’ai quitté ma ville natale sans un sou en poche, certes, mais dans le but de réussir là où mon immigré de père avait raté sa vie.